Les équipes du musée travaillent activement à la mise en valeur des collections : restaurations, acquisition, prêts d’œuvres, accrochage…

Acquisition

NOUVELLE ACQUISITION : JUILLET 2021

Ecole française du début du XIXe siècle
Vue du château-vieux de Meudon et de l’escalier d’Aristote,
en cours de démolition, au cours de l’année 1804

Aquarelle sur traits de crayons noirs
Mesures : 18,5 x 24 cm
1804

Cette rare aquarelle représente de manière particulièrement fidèle l’escalier d’Aristote en cours de démolition, ainsi que le château-vieux de Meudon situé en haut à droite. Sur la gauche, au fond se distingue la grande terrasse de Meudon, cette partie des terrassements étant aménagée dès la Renaissance.
On peut dater précisément l’aquarelle de l’année 1804 – année du sacre de Napoléon – au cours de laquelle a lieu la démolition de la principale partie du château-vieux de Meudon. Le bâtiment est fidèlement décrit, avec ses murs brique et pierre, le reste de la charpente du pavillon sud-est, la tourelle de pierre sud-est, ainsi que l’escalier d’Aristote, dont seule la rampe nord subsiste de nos jours.
Le discours sur la destruction du château, par la bande noire, est contrebalancé par les deux arbres placés sur la gauche, qui viennent équilibrer la masse du château, dans une composition où la perspective joue puissamment son rôle.
Quelques dessins du peintre Hubert Robert représentent également la démolition de Meudon, mais ils sont rares. Notre minutieuse aquarelle constitue donc un témoignage historique particulièrement précieux des ruines de l’un des plus beaux châteaux du Grand Siècle.

Cette œuvre est exposée dans la salle des collections, dédiée aux châteaux de Meudon (1er étage du musée)

XX

NOUVELLE ACQUISITION : MARS 2021

Une aquarelle de Frank Boggs, représentant les bords de Seine au Bas-Meudon, a été achetée à l’étude Crait + Müller par les Les Amis de Meudon qui en font don au Musée. Merci à eux !

Frank Boggs, Bas-Meudon, aquarelle, début XXe siècle

Frank Boggs est un peintre d’origine américaine qui a vécu à Meudon dans les années 1920. Le musée lui consacre actuellement une exposition monographique jusqu’au 6 mars 2022. Venez vite découvrir l’œuvre de ce peintre remarquable !

Les Amis de Meudon participent activement à l’enrichissement du patrimoine meudonnais, n’hésitez pas à les rejoindre, chaque adhésion compte !
Retrouvez ici leur site internet.

Frank Boggs, en marge de l’impressionnisme. Exposition au Musée d’art et d’histoire de Meudon du 31 août 2021 au 6 mars 2022.

XX

Restauration

Deux piliers Renaissance

Les deux piliers Renaissance sont revenus au musée ! Ils accueillent désormais les visiteurs sous le porche d’entrée.
Ces deux œuvres monumentales ont été pendant des années exposées aux intempéries dans le jardin du musée.
Fragilisées, il a fallu plus d’un an de restauration (trempage dans un bain pour enlever les sels qui les attaquaient et consolidations multiples) pour qu’elles retrouvent leur superbe !
Ce travail remarquable a été réalisé par Fulbert Dubois et Sébastien Brunner, restaurateurs spécialisés.

Ces deux piliers proviennent de la villa Panckoucke à Meudon. Ils constituaient les jambages de la cheminée monumentale qui ornait la salle à manger ; témoignant de la passion de Charles Louis Panckoucke pour l’art de la Grèce antique. 

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Prêt d’œuvres

Instabile III, Philippe Hiquily, fer martelé, 1960

Retour de la sculpture de Philippe Hiquily, Instabile III, vendredi 1er octobre 2021. Cette œuvre reprend sa place au musée après son prêt pour l’exposition De fer et d’acier, une union avec la matière, du 12 juin au 26 septembre 2021, au musée de la Fondation de Coubertin, à Saint-Rémy-lès-Chevreuse.

Après une formation classique en sculpture à l’école des Beaux-arts de 1948 à 1953, Philippe Hiquily choisit le métal comme moyen d’expression plastique.
Depuis ses débuts et tout au long de sa carrière, l’artiste conçoit des œuvres en équilibre qui s’animent ou se balancent inlassablement. Le mouvement aléatoire des éléments sous l’action des phénomènes naturels comme le vent ou l’eau est au cœur de ses préoccupations artistiques, tant dans ses œuvres monumentales en extérieur que dans ses sculptures de petit format comme ici, Instabile III.
Philippe Hiquily a toujours revendiqué son admiration pour l’œuvre de Calder et ses célèbres mobiles. Les œuvres d’Hiquily, fragiles équilibres de matières et de forces, souvent réalisées à partir de matériaux de récupération, sont empreintes d’une grande poésie.

Instabile III, François Hiquily, fer martelé, 1960

XX

La citadelle éblouie, Véra Pagava, huile sur toile, 1959

Cette grande toile de Véra Pagava a été prêtée pour l’exposition « Elles font l’abstraction » qui a eu lieu au Centre Pompidou du 5 mai au 23 aout 2021 puis poursuit son chemin au Museo Guggenheim Bilbao du 22 octobre 2021 au 27 février 2022.


D’origine géorgienne, Véra Pagava arrive à Paris en 1923 où elle fréquenta l’atelier d’André Lhote puis l’Académie Ranson. Elle se lie d’amitié avec les artistes de sa génération, avec qui elle expose régulièrement : Manessier, Bertholle, Le Moal, Bissière… Se détachant progressivement de la figuration, elle s’intéresse à la manière dont les motifs répétitifs s’agencent à la surface de la toile. Avec la série des Villes, comme ici La citadelle éblouie, elle joue sur l’imbrication de rectangles colorés à la manière d’un collage.


Mise à jour le : 26 novembre 2021