Havre de paix et de verdure au coeur de la ville, le jardin du musée est aussi un lieu d’exposition de sculptures tant historiques que modernes. En accès libre, le jardin du musée est ouvert aux horaires d’ouverture du musée.

Orné d’arbres centenaires, de buis et de rosiers, d’arbres fruitiers et de vignes, il invite à la promenade et au délassement.


Le jardin du musée qui s’étend sur près d’un hectare est un site naturel classé depuis 1966. Sa présence est mentionnée dès le XVIIe siècle où un verger est planté. Aujourd’hui encore des arbres fruitiers rappellent l’histoire nourricière du jardin. Profondément remodelé au fil du temps, il a su conserver ses deux éléments fondateurs: une partie basse de type « jardin à la française » dans l’esprit du XVIIe siècle, et une partie haute plus boisée et dénivelée, menant à un Belvédère, au pied de l’Orangerie. Un portail ouvert aux horaires d’ouverture du musée permet d’accéder au Domaine National.

Un musée en plein air

Le jardin du musée abrite une cinquantaine de sculptures, majoritairement d’art moderne. Elles rentrent en résonance avec des œuvres plus anciennes (sculptures du XIXe siècle, piliers ornementés du XVIe siècle, stèle égyptienne …) provenant de collections historiques du musée.

Le Musée d’art et d’histoire de Meudon est l’un des rares musées en Île-de-France à conserver une collection consacrée à la sculpture de la deuxième moitié du XXe siècle. Le jardin fait écho à une partie importante du musée qui dédie ses salles à la sculpture moderne et notamment aux artistes de la Nouvelle Ecole de Paris. Les grands formats sont exposés en extérieur; le jardin est pensé comme un véritable musée en plein air.

Le jardin est composé de trois espaces :

  • L’allée centrale, évoquant le jardin à la française, permet aux œuvres modernes et classiques un dialogue rare avec la nature. L’allée traverse le jardin et conduit à la sculpture Helvetia, de Gustave Courbet (1875), qui se laisse apercevoir au fond du parc. Elle est depuis la création du musée en 1943 le point d’orgue du jardin de la maison d’Armande Béjart.

  • Le chemin des vignes. Situé sur la partie haute du jardin, le ‘‘ Clos Rabelais ’’ a été plantée en 1994 à l’occasion du cinquième centenaire de la naissance de François Rabelais, curé de Meudon de 1550 à 1552. Les vendanges sont réalisées chaque année par les bénévoles de l’association Des compagnons de Jean des Entommeures, avec la participation du public lors de la Fête Rabelais (début octobre)

  • Le Sentier Parvine Curie. Inauguré en 2019, ce sentier à l’Ouest du jardin qui chemine jusqu’à l’Orangerie du château, est dédié à l’oeuvre de Parvine Curie. Cette artiste s’inscrit dans cette lignée de sculptrices qui ont jalonné le XXe siècle. Ses œuvres puissantes, aux lignes épurées, cherchent à exprimer les forces de la vie. Le musée conserve un fonds exceptionnel de cette artiste, qui vit et travaille à Meudon.

Alors promenez-vous, flânez parmi les sculptures du jardin et si vous voulez vous-y reposer, n’hésitez pas à vous asseoir sur les chaises et les bancs prévus à cet effet.

Et découvrez la vidéo réalisée par le Département des Hauts-de-Seine à l’occasion du Printemps de la Sculpture 2021 mettant en valeur l’œuvre Helvétia de Gustave Courbet.

Les horaires d’ouverture du jardin de sculptures varient en fonction de la saison.

D’avril à octobre : de 12h à 18h

De novembre à mars : de 14h à 18h
(fermeture du portail donnant accès au Domaine à 17h30)

Fermeture du jardin une semaine à Noël au mois d’août

Actualités

Mère-Murs, Parvine Curie, 1972, résine réalisée en 2021

Le 23 novembre dernier, après six mois d’absence, une œuvre a fait son grand retour dans les jardins du Musée d’art et d’histoire de Meudon !

Avec ses 2,30 m de hauteur, la Mère-murs de Parvine Curie est (presque) revenue parmi nous.

L’originale en bois, exposée en extérieur, était gravement endommagée. Il a donc été décidé d’en faire un moulage en résine polyester stratifié. Le résultat est plus vrai que nature !

Les équipes de l’atelier Prométhée sont venues pour monter les trois blocs qui constituent ce moulage (photos ci-dessous). Quatre paires de bras ont été nécessaires pour manipuler ces résines qui pèsent en tout entre 120 et 130 kg !

Sanglée avec précaution, l’œuvre a ensuite pu être hissée jusqu’à sa position d’origine, en contrebas de l’orangerie.

L’équipe a confectionné des gabarits afin de positionner correctement les différentes parties. La dalle où repose l’œuvre a ensuite été percée afin de fixer les blocs. Après deux heures d’efforts et un petit nettoyage de rigueur, la sculpture reprend vie au milieu des arbres automnaux…

L’originale se trouve aujourd’hui dans un espace de stockage au musée.

N’hésitez pas à venir rencontrer sa jumelle au cours de votre balade !

Pour revoir l’histoire de cette oeuvre, cliquez sur la vidéo ci-dessous :

Mise à jour le : 01 décembre 2021